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Margaux Rhymes with Fargo

Mirthful Musings, Ridiculous Ramblings, and Comical Codswallop

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La bureaucratie française

Le nombre de formulaires que j’ai dû remplir pour étudier à l’École Polytechnique (l’X) cet automne est vraiment incroyable. Je comprends qu’il est nécessaire de fournir mes dossiers universitaires, ma lettre d’admission, et les détails de ma famille, mais mon extrait de naissance traduit en français ? Vraiment ? Il faut avoir non seulement une traduction certifiée (et trois copies, naturellement), mais aussi l’original anglais ! Il fallait demander à la mairie de Philadelphie, ma ville de naissance, de fournir un « nouveau original ». C’est comme ci mon passeport et ma carte d’identification ne signifiaient rien. Et je dois fournir tous ces documents après avoir déjà reçu mon visa de long séjour. Donc je peux rester dans le pays pendant six mois, mais il faut vérifier mon identité d’une façon plus rigoureuse avant de pouvoir habiter au campus. Si j’avais voulu y entrer illégalement, ces documents m’embêteraient certainement. Elle est vraiment très logique, cette méthode française.

Il faut aussi fournir mille photos d’identité : quelques copies pour le bureau de logement, le bureau de sécurité, la banque sur le campus, le docteur, et le chien du campus. Le chien, c’est pour rigoler, mais je ne serais pas étonnée si c’était nécessaire. Est-ce qu’ils n’ont jamais appris à partager ? Je croyais qu’après avoir reçu ma carte d’étudiant à l’X tout serait fini, mais il me semble que tout le monde veut vérifier que je peux suivre correctement les instructions pour les photos d’identités françaises. Peut-être on s’attend à ce que je devienne criminelle en violant une loi idiote : il est interdit d’appeler un cochon « Napoléon », de porter des pantalons (pour les femmes), ou de bloquer le chemin d’un homme qui porte des oignons. Il est aussi vrai qu’un cendrier est considéré comme une arme fatale et qu’il est interdit d’embrasser sur la voie ferrée au cas où on serait trop distrait pour entendre un train qui vient. Je ne rigole pas.

Ma lettre d’admission m’informe aussi que les étudiants internationaux reçoivent les draps seulement pour le premier mois. Après je dois m’en fournir. C’est difficile de croire que les draps sont si importants qu’il faut les rendre dès que possible. Qu’est-ce qu’on peut faire avec une collection de draps ? Peut-être il y a beaucoup de soirées à thème grec pendant lesquelles les étudiants peuvent louer les draps pour créer une toge. C’est vraiment l’explication la plus logique, je crois.

Bienvenu en France !

Le début d’une grande aventure

J’ai reçu mon visa français aujourd’hui, et maintenant je suis prête pour ma prochaine grande aventure ! Je vais étudier à l’École Polytechnique pendant quatre mois, et j’ai hâte d’y aller ! Ici je vais raconter les pensées et les histoires de mon voyage.

Ce dont j’ai hâte :

  • Passer 5 jours à Londres avant d’aller à Paris
  • Revoir une amie en Suisse pour Oktoberfest
  • Rendre visite à des amis à Copenhagen
  • Revoir une amie suédoise à Stockholm
  • Skier dans les Alpes

La salade morte

Moi, j’aime bien la salade. Mes amis me prennent pour un lapin à cause de tous les légumes que je mange, surtout les carottes et la laitue. J’espère qu’ils plaisantent. J’ai remarqué qu’en France, il faut demander de la laitue avec un bol d’huile d’olive à côté. C’est ridicule. Je pourrais cuire une vache entière (même une vache volante) avec la quantité d’huile qu’on met sur la salade. Pourquoi noyer la pauvre salade ? Elle n’a jamais fait de bêtises. Il est possible qu’elle se moque des nains de jardin lorsqu’ils étaient ensemble dans le jardin ensemble, mais c’est compréhensible parce que les nains de jardins sont vraiment bizarres. Bref, je crois qu’on a besoin d’une association pour la Libération de la Salade, ou peut-être une association contre la Noyade de la Salade par l’Huile d’olive. C’est vraiment un problème.

Les vaches volantes

L’histoire des vaches volantes a commencé pendant un cours de l’après-midi la semaine dernière. Le professeur nous a donné une fiche avec les questions pièges en entretien d’embauche, dont :

« Si vous deviez vous débarrasser d’un état des Etats-Unis, lequel choisiriez-vous et pourquoi ? »
« De combien de pièces de 25 cents auriez-vous besoin pour atteindre la hauteur de l’Empire State Building ? »
« Un pingouin portant un sombrero passe la porte maintenant. Que dit-il et pourquoi est-il là ? »
« Que pensez-vous des nains de jardin ? »
« Pouvez-vous estimer combien il y a de fenêtres à New-York ? »

et ma préférée :
« Combien y a-t-il de vaches au Canada ? »

Les questions étaient toutes des questions difficiles, mais je trouvais que la question concernant les vaches était de loin la plus difficile. J’ai dit à mes camarades de classe que les questions d’estimation étaient en général assez facile, mais que je ne savais rien sur les vaches au Canada. Ils étaient tous étonnés de m’entendre dire que les estimations étaient faciles, mais je crois que j’étais la seule scientifique dans la classe. En fait, j’en suis sûre. Bien sûr, ils m’ont demandé d’estimer le nombre de fenêtres à New York, ce que l’on peut faire sans trop de difficulté en sachant le nombre de rues, etc. Mais vraiment, je n’ai aucune idée du nombre de vaches au Canada. Je ne savais pas qu’il y en avait beaucoup, mais il est possible que oui. Quand je pense aux vaches (très souvent, je te jure), je pense à la Nouvelle-Zélande, mais peut-être y sont-elles arrivées en bateau. Mon amie assise à côté de moi éclata de rire, suivie par le reste de la classe, mais je restais sérieuse quand-même.

Après les vaches au Canada (pas encore volantes), on a parlé des nains de jardin. Apparemment, il y en a beaucoup en France et en Suisse. Le professeur nous a raconté une histoire de gens qui avaient volé beaucoup de nains de jardin en disant qu’ils avaient le droit d’être libres. Cette « Société pour la Libération des Nains de Jardin » (SLNJ) était très connue en France. Les membres de cette société croyaient que les nains de jardin ne devaient pas rester toute leur vie au même endroit, et que c’était vraiment un problème. À nouveau, toute la classe éclat de rire. Pendant la deuxième partie de ce cours, il a fallu écrire nous-mêmes des questions pièges et les poser aux autres. Alors, j’ai demandé à mon amie : « Combien y a-t-il de nains de jardin en Suisse ? » et elle a dit qu’il y en avait plus que le nombre de vaches au Canada, ce qui me semblait une bonne réponse mais le professeur n’était pas vraiment satisfait.

Le lendemain matin, on était en train d’étudier la voix passive, et il a fallu écrire un article de journal en regardant une photo. Je travaillais avec la même amie que le jour précédent, et sur notre photo il y avait un cheval qui avait écrasé une voiture. Bien sûr, on a dit que c’était une vache, et voici ce que l’on a écrit :

« Hier, au Canada, une voiture a été écrasée par une vache volante. Le Canada est rempli de vaches (un fait que personne ne connaît), mais jusqu’à hier on n’avait jamais vu une vache avec des ailes. Maintenant, la vache, qui est encore vivante, est adorée de tous les Canadiens. C’était étonnant que la vache ait été accompagnée d’un passeport néo-zélandais. La vache s’est laissée transporter par les vents forts de ce beau pays jusqu’au Canada. Le conducteur du véhicule qui a été écrasé ne l’a pas faite réparer parce qu’il veut que la Nouvelle-Zélande paie les réparations. Cette demande ne se comprend pas facilement en Nouvelle-Zélande. Pour le moment, on ne sait pas si cette situation causera de gros problèmes entre les deux pays, mais la Société pour la Libération des Vaches est en train d’apaiser les tensions. On espère que ce conflit va motiver la continuation de la Société pour la Libération des Nains de Jardin. »

J’ai eu du mal à lire l’article parce que j’étais en train de rire, mais c’était amusant pour toute la classe, même le professeur, qui n’était pas le même que la veille et qui me laissait m’amuser à condition que je fasse le travail. Il était vraiment génial.

Mais l’histoire des vaches n’était pas encore finie. Pendant l’après-midi, avec un professeur différent, on a parlé de la radio et de la télévision, et à la fin du cours il a fallu présenter à l’oral les nouvelles du journal. J’ai demandé si je pouvais créer l’histoire moi-même. Le professeur a accepté, ce qui n’est pas vraiment intelligent de sa part mais c’était la première fois qu’il m’avait comme étudiante et il n’en savait rien, le pauvre. Donc, bien sûr j’ai parlé de l’augmentation du nombre de vaches au Canada. J’ai raconté qu’un bateau venu de Nouvelle-Zélande transportait beaucoup de vaches, et qu’elles avaient toutes leurs passeports. J’ai dit que les vaches avaient pris les places des nains de jardin partout au Canada, ce qui énervait la Société pour la Libération des Nains de Jardin. Mais en fin de compte, les nains de jardin étaient heureux parce que la SLNJ avaient trouvé une île sur laquelle ils pouvaient tous vivre en liberté.

À la fin de la semaine, il y avait comme toujours un petit test hebdomadaire, et cette semaine pour un des exercices il a fallu écrire des phrases en utilisant les pronoms composés pour décrire une feuille de papier. J’ai écrit : « C’est un objet sans lequel on ne pourrait pas écrire des articles sur les vaches au Canada, un endroit vers lequel beaucoup de vaches se dirigent. Les vaches sont un sujet dont on parle souvent. Elles sont venues au Canada avec des passeports grâce auxquels elles ont pu quitter la Nouvelle-Zélande. De plus, sur cet objet on peut écrire des histoires parmi lesquelles on trouve celle de la vache volante, grâce à laquelle une voiture qui a été écrasée est devenue célèbre. Je m’amuse bien avec ces histoires, à la base desquelles il y faut souvent de l’imagination. »

Et le garçon à côté de moi a écrit : « C’est un objet sur lequel une blonde américaine a écrit beaucoup d’histoires bizarres, dont l’histoire des vaches au Canada. »

Un vol merveilleux

Mon retour aux États-Unis était meilleur que le voyage aller vers Nice, je dirais même le meilleur long vol de ma vie, et c’est grâce aux Allemands que je peux le dire. D’abord, l’aéroport de Munich était très propre. Après avoir dû éviter le caca de chiens et les cigarettes dans les rues de Nice, la propreté de l’aéroport m’avait bien plu. De plus, j’avais une place côté couloir pour les dix heures du voyage. C’était un miracle ! D’habitude, surtout pendant les longs vols, je me trouve au milieu : entre le couple de gros qui ne veut pas s’asseoir côte à côte parce que chacun prend plus d’un siège, ou entre la femme avec son chien et l’homme qui a mis trop d’Eau de Cologne, ou bien entre la femme qui a son bébé sur les genoux et la femme enceinte (toutes ces histoires sont vraies, je le jure). Cette dernière situation s’est passée pendant mon vol de 15 heures du Texas à Dubaï l’été dernier et ça a été impossible d’aller aux toilettes. Une autre fois après être allée aux toilettes, je suis restée debout pendant une heure parce que je ne voulait pas retourner à ma place.

Mais ce vol-ci était merveilleux. Je pouvais m’étirer les jambes dans le couloir, je pouvais prendre mon ordinateur dans mon sac au-dessus, et je pouvais dormir confortablement en me penchant un peu. Et, après le dîner, tous les passagers ont eu du chocolat allemand. C’est peut-être la vraie raison de ma bonne humeur, mais c’était quand même absolument délicieux.

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Les Américains

J’étais ravie de ne pas rencontrer d’autres Américains à l’école pendant mon séjour à Nice, que ce soit parce que je voulais apprendre les nouvelles cultures, ou parce que je ne voulais pas parler l’anglais, ou parce que la majorité des Américains sont un peu idiots. Ou bien complètement idiots. (J’espère que mes amis qui lisent ce blog ne viennent pas des États-Unis, mais s’ils sont mes amis, peut-être qu’ils ne sont pas idiots…mais on ne sait jamais.) Et j’avais raison. J’étais au bar à Nice (chez Waynes…il est nécessaire de danser sur les tables au moins une fois dans sa vie, ou bien plusieurs) et j’ai rencontré un Américain qui étudiait à Duke (un vrai « dukebag », comme on les appelle aux États-Unis). Il a dit à mon amie européenne que Duke était la meilleure université américaine pour étudier l’ingénierie, ce qu’elle savait déjà être faux parce que j’ai étudié à Caltech. Peut-être c’est un peu égoïste, mais c’est vrai quand-même. Il a dit aussi qu’il faisait partie de l’équipe de football américaine à Duke alors que ses muscles sont presque inexistants. Nous avons éclaté de rire et il a avoué que cela n’était pas vrai. Espèce d’idiot. (J’ai appris de nouveaux jurons en lisant Harry Potter, mais je crois que mon père va lire aussi mes histoires…) Il y avait quelques autres Américains, soit au bar, soit à la plage, mais ils n’étaient pas très intéressants. Il y en a un qui a dû quitter le bar parce qu’il était trop bourré. Encore une autre raison pour rester avec les Européens. Sauf avec les idiots.

Les bonbons du ciel

Pendant mon séjour à Nice, je suis allée voir ma grand-mère qui était à St Raphael pour rendre visite à ses amis. Nous avons déjeuné au port et fait le tour de St Raphael avant de prendre le thé chez les amis. Ils connaissent mon père qui était amis avec leur fils quand il était jeune, et j’ai vu quelques photos très vieilles de mon père et ma grand-mère. C’était vraiment une très bonne visite, mais de tous je préférais les bonbons du ciel. À la maison, il y avait un petit bol rempli de bonbons jaunes qui étaient des bonbons au miel, mais quand ma cousine était petite, elle croyait qu’ils s’appelaient les « bonbons du ciel » et donc c’est comme cela qu’on les appelle.

Grand-mère
Grand-mère

Mon dernier jour à Nice

Je viens d’aller à mon dernier cours de français de ce séjour à Nice, et c’est vraiment un jour doux-amer. Je suis heureuse de retourner à l’université pour revoir mes amis et même reprendre les cours, mais en même temps je voudrais rester ici à la plage avec mes nouveaux amis.

 

Mes camarades de classe
Mes camarades de classe

Bien qu’il y ait trop de fumeurs et de conducteurs agressifs, je me sens à l’aise dans cette ville. Je commence à vraiment penser en français sans devoir traduire depuis l’anglais. De plus, je n’ai pas vu beaucoup des petits villages autour de Nice, dont Eze, Belvédère, Gourdon, Menton, et Peillon, ce qui veut dire que je dois y retourner !

Monaco
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